dossier de presse


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Communiqué de presse

 



À la manière d'une embuscade, un événement est constitué de deux étapes : une phase de préparation, puis une phase d'investissement des lieux.

La réunion de 9 artistes : 
Pierre Ardouvin, Jean Bedez, Julien Berthier, David Cousinard, Sarah Fauguet, Joséphine Faure,
Julien Prévieux, Stéphane Thidet, Virginie Yassef, donnera lieu à deux expositions :

Guet-Apens
à LA GÉNÉRALE
Une exposition proposée par Stéphane Thidet
Du 9 juin au 2 juillet 2006 
Vernissage vendredi 9 juin à partir de 18h30
(en présence des WYOMINGS)

Guet-apens : en aguet apensé : avec préméditation. Composé d'aguet : embuscade, et du verbe apenser : réfléchir, former un projet.

…ou réaliser une exposition, élaborer une œuvre, comme on prépare un mauvais coup.

La Générale • Galerie • 
12 rue du Général Lasalle - 75019 Paris (M°Belleville)
Ouvert du jeudi au dimanche de 15H00 à 20H00, et sur rendez-vous — Entrée libre
Contact : S.Thidet : 06 16 28 78 25
http://www.lagenerale.org

La position du tireur couché
au PLATEAU/FRAC ILE-DE-FRANCE
Une exposition proposée par Julien Prévieux
Du 11 juin au 2 juillet 2006 
Vernissage dimanche 11 juin de 15h00 à 21H00
    

En écho à l'exposition de La Générale, l'espace expérimental du Plateau accueillera deux jours plus tard « La position du tireur couché ». Situés cette fois à l’instant du passage à l'action, les artistes interrogeront les notions d'attente et d'effet de surprise en jeu dans leurs pratiques respectives. 

Le Plateau/Frac Ile-de-France — Espace expérimental
Place Hannah Arendt - 75019 Paris (M°Jourdain)
Ouvert du mercredi au vendredi de 14H00 à 19H00, le samedi et dimanche de 12H00 à 20H00 — Entrée libre
Contact : Le Plateau/Frac Ile-de-France: 01 53 19 84 10
http://www.fracidf-leplateau.com

Communiqué de presse

L'ambition de ce workshop est de mettre à mal l'emprise que de nombreux clichés et consensus peuvent avoir sur une compréhension élargie des significations, des stratégies et des enjeux liés à la production artistique. Ayant à l'esprit que l'art gagne à la démystification, l'atelier tentera de favoriser les engagements. Les doutes et les humeurs sont bienvenus.

1ère partie
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En s'appuyant sur " la Théorie du champ " de Pierre Bourdieu, les participants examineront le champ de l'art, en mettant l'accent sur les relations et les analogies qu'il peut y avoir avec d'autres champs d'activité tel que le champ du discours académique ou ceux du néo-management, du design d'accessoires et de services " lifestyle ", mais aussi ceux de l'activisme politique, de la " désobéissance civique " ou encore de l'action humanitaire... Nous allons également discuter de l'art institutionnel comme élément de maintien de distinctions sociales -- l'art légitimant le pouvoir institutionnel et les institutions jouant un rÙle moteur dans le processus de légitimation des formes artistiques de faÁon conjointe. En empruntant des catégories et des concepts de sources diverses (Arnold Hauser, Pierre Bourdieu, l'internationale Situationniste, Hal Foster...)nous allons interroger diverses thèses sur l'évolution de l'art au cours des trente dernières années et plus particulièrement celle de la situation parisienne. Nous finiront par un survol des projets " target: autonopop " de 2004 à 2006.

2ème partie
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Les participants sont encouragés à développer leurs propres " systèmes de classement ". Ceux-ci peuvent Ítre ou non de nature historique, mettre en Ωuvre graphiques, vidéos, exposés, taxinomies (utilisant des images ou des concepts), employer toutes sortes d'autres formes, ou formuler simplement des hypothèses.

3ème partie
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Les participants sont invités à pratiquer, collectivement la " critique d'art appliquée " dans les galeries, les musées ou encore les librairies (d'autres espaces d'intervention pourront Ítre envisagés). Une critique " Appliquée " car il s'agit de prendre acte publiquement dans le contexte des Ωuvres et des institutions elles-mÍmes, aux vues des visiteurs et du personnel, et au risque du débat. …vitant toute spontanéité jubilatoire, une attention particulière sera donnée aux différents parcours, aux différents positionnement des participants et à la faÁon dont les différentes actions reflètent des visions distinctes -- peut-Ítre conflictuelles -- de la production artistique. La position de " target: autonopop " et de ses protagonistes sera également prise en considération dans cette thématique. Une tentative sera faite de réunir ce qui peut ressembler à des contradictions pour donner lieu à un objet de connaissance collective.

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Hradacany
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Ante. Circa. Hyper. Neo. Post. Pre. Proto. Ultra. – Ex.

Wilfrid Almendra, Eric Baudart, Karina Bisch, Yannick Boulot, Valentin Carron, Nicolas Chardon, Delphine Coindet, David Cousinard, Philippe Decrauzat, Daniel Dewar & Grégory Gicquel, Sarah Fauguet, Patrice Gaillard et Claude, David Januel, Vincent Lamouroux, Genêt Mayor, Damien Mazières, Mathieu Mercier, Gyan Panchal, Julien Pelloux, Mai-Thu Perret, Caroline Pradal, Lili Reynaud-Dewar, Clément Rodzielski, Bojan Sarcevic, Olivier Sévère, Thu Van Tran.

Exposition à La Générale.
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Vernissage le 24 février 2006

Hradacany présente le travail de vingt-huit artistes travaillant dans différents contextes, et apparus sur la scène artistique ces dernières années. Elle est présentée dans la Galerie de La Générale, une ancienne usine située dans le quartier de Belleville et qui, après de multiples transformations, est aujourd’hui devenue un espace de vie, de travail et de présentation ouvert à différents territoires, et placé sous la responsabilité d’un groupe d’artistes qui en ont décidé l’occupation.

Mêlant œuvres existantes et productions spécifiques, l’exposition met en scène un ensemble de formes au statut suspendu, travaillant différentes strates de temps, de matériaux et de registres de présentation.
Reliant des référents paradoxaux, des temporalités divergentes, parfois même opposées ou parallèles, ces oeuvres suggèrent, à différents niveaux, un usage possible. Pourtant, leur sens se dérobe dès lors que l’on envisage de les réduire à une quelconque  fonctionnalité. Dérivations, mises en boucles, elles déjouent toute tentative de les fixer à un cadre immédiat. Chacune des œuvres apparaît comme l’accumulation, la matérialisation de données informées et transformées. Articulations d’histoires multiples, elles travaillent au maquillage de leur appréhension immédiate pour préférer, en lieu et place d’un simple détournement, une forme de déguisement. Elles actionnent en quelque sorte une « roue du temps fictive » où « les passés lointains rejoignent les futurs lointains ».

En réponse à ce brouillage, la forme de l’exposition elle-même se présente comme l’agglomération de différents modèles, et non pas la simple mise en scène d’une fiction de collection. Au contraire, juxtaposant les modèles, jouant « d’ordres désintégrateurs », tentatives d’inventaires et de classements chaotiques, l’exposition propose des hypothèses de lecture irrésolues. Chacune des huit sections de l’exposition prend pour titre un préfixe utilisé pour la datation : Ante, Circa, Hyper, Neo, Post, Pre, Proto, Ultra. Suggérant des ensembles, une chronologie, des strates, des points temporels, une généalogie, ces cadres se confrontent aux antagonismes internes des oeuvres, qui excèdent ces tentatives de classifications. Les lignes de fuites et les intensités que véhiculent les objets se confrontent aux classements qui suggèrent autant de communautés de formes et d’évolutions linéaires ; elles y répondent et les remettent en jeu en les faisant imploser.

C’est un schéma théorique – les œuvres étant toutes datées du début du XXIe siècle – auquel répond un accrochage « en suspens », image matérielle d’une organisation mentale en forme de mandala. En effet chacun des éléments de l’exposition trouve sa place sur l’échiquier du projet, et il suffit d’en déplacer l’optique pour que le jeu se reconfigure à l’infini, proposant autant d’hypothèses de classement que de possibilités de mise en regard. Hradacany apparaît dès lors comme une exposition en miroirs : œuvres en reflet, objets détournant le regard, « transformateurs ». Chronologies doubles, irréconciliables, combinatoires. Opposition de temporalités, dissociations, stratégies d’interprétations temporaires, impasses et mises en scène, mises en mouvement.

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Une proposition d'Alice Barbaza, Yann Chateigné, David Cousinard et Thu Van Tran

Identité visuelle : Chiwai Ng

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La Générale.
12 rue du Général Lasalle – 75019 Paris.
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Vernissage le 24 février à partir de 18h.

Exposition du 25 février au 19 mars 2006.
Ouvert du jeudi au dimanche de 15h à 20h et sur rendez-vous.
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Contacts :
Thu Van Tran : 06.65.07.53.09.
David Cousinard : 06.60.68.90.05.
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www.lagenerale.org
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